Hello sun!
« Green power » fraicheur végétale et essence florale
 

Le citadin d’aujourd’hui vit de petits bonheurs. L’apparition d’une première petite fleur cultivée et arrosée avec amour sur son balcon, c’est plus qu’un premier signal du printemps, c’est d’abord le signe positif d’une nature sur laquelle on peut compter et qui ne se dérobe pas à nos attentes. Cette nouvelle passion botanique dope objectivement le moral. Portée par notre imagination et notre patience, cette petite victoire du vivant nous offre un regain d’optimisme vital…

Le deuxième signe de la fin de l’hiver se remarque par l’arrivée dans les vitrines des imprimés floraux, jardins coups de cœur devant lesquels on ne se demande jamais s’ils vont durer plus qu’une saison, si l’on a encore l’âge de ce romantisme un peu naïf…non, cet imprimé, on le veut tout de suite, comme une fraîche bouffée d’oxygène, un cure de jouvence vitaminée, le cadeau énergétique d’un amoureux secret.

Oui, le « flower power » des années 70 a définitivement gagné son pari et si l’on associe désormais avenir de planète et survie des exceptionnelles petites fleurs de son balcon, on ne s’impose plus forcément un laborieux retour à la ruralité. Cette ambiguïté gentiment utopique, ce rêve de ville à la campagne, s’exprime dans les collections de prints, entre nature fraîche et spontanée ou nature chimérique, abstraite, graphiquement « seventies » ou exagérément baroques et précieuse.



Ce néo romantisme, ce rêve en douceur et sentimentalité, s’assume également au masculin, pour le casual dans une nostalgie fanée et pacifique, pour les chemises qui fraîches et moins formelles fleurissent simplement, généreusement ; le vestiaire masculin ce n’est plus seulement les fleurs hawaïenne plébiscitées par les adeptes urbains du surfwear, mais tout le vocabulaire floral décomplexé.

Très globalement, que ce soit pour l’homme, la femme, l’enfant, le sportswear, on veut des fleurs urbaines, pas comme toujours, pas comme les autres, parfois troublantes, exotiques, dangereuses ou sauvages et toujours sublimées.

On cherche des imprimés qui évoquent une nature rare et sublimée, rehaussées d’or ou d’argent ou encore partiellement brodées, fleurs jacquards, esprit tapisserie, rebrodées lurex, guipure ornementale ou surimprimée.

Parfois les motifs s’effacent comme dans les bribes de souvenirs de vraie nature, bouquets et herbiers sont dessinés avec spontanéité avec des semis de fleurs griffonnés à la peinture, à l’encre ou au feutre, comme les prises de note d’un apprenti botaniste. Plus spectaculaire et littéraire, on assiste alors à une éclosion picturale impressionniste, une envolée bucolique.



Autre choix pour l’habillé mais aussi plus classique, instiller une fraicheur romantique, là, dentelles et broderies jouent de collages printaniers, de semis, de motifs champêtres enrichis de surimpressions de pétales. Une délicatesse en filigrane sur voile de mousseline imprimée ou rebrodé ou dentelles super fines et aériennes.

L’habillé plus estival ou festival, craque pour des explosions de fleurs festives artificielles, extravagantes, psychédélique, des floraisons géantes aux parfums puissants. Nous sommes loin du réalisme photographique des débuts du numérique mais en pleine chimère assumée. Comme des créations de laboratoire solutions à la survie des espèces, ces fleurs joyeusement technologiques explorent ensembles de nouveaux paysages et de nouveaux jardins futuristes.